Operator: CORSE
No live status data available for this outlet.
Live status is a modelled/live-data signal, not a measured water sample — see the nearby bathing site page(s) below for the actual pollution risk estimate.
Un outil de veille qui visualise le risque de pollution lié aux déversoirs d'orage (rejets d'eaux usées non traitées par temps de pluie) sur plus de 3 400 sites de baignade en France, métropole et outre-mer inclus (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte). Construit à partir de l'export national des déversoirs d'orage, des données de prélèvement de la saison balnéaire, de la pluviométrie, et d'un seuil de déversement calibré par déversoir.
Les déversoirs d'orage se déclenchent lorsque la pluie dépasse la capacité du réseau d'assainissement, rejetant des eaux usées non traitées dans les rivières, lacs et eaux côtières. Cet outil calcule une estimation continue du risque de pollution par site de baignade, à partir de la fréquence historique de déversement des déversoirs à proximité (ou, de plus en plus, d'un véritable seuil de pluie calibré qui en est dérivé) et de la pluviométrie observée et prévue.
| Source | Fournit | Couverture | Fréquence de mise à jour |
|---|---|---|---|
| Export national des déversoirs d'orage (assainissement.developpement-durable.gouv.fr) | Nombre de jours de déversement et volume déversé par déversoir, par année | France entière (métropole + outre-mer) | Rafraîchi une fois la copie déployée âgée de 30+ jours (vérifié toutes les heures) — ou déclenché manuellement à tout moment |
| Données de rapportage de la saison balnéaire (Ministère chargé de la Santé) | Registre des sites de baignade + résultats de prélèvements (E. coli, entérocoques intestinaux) | France entière | |
| Open-Meteo (modèle de prévision) | Pluie utilisée par le score en direct (récente + prévue) | Tous les sites | Cache de 3h, vérifié à chaque cycle de calcul de 5 min |
| Open-Meteo (API archives) | Historique pluviométrique pluriannuel — l'entrée de la calibration du seuil ci-dessous | Tous les déversoirs | Calculé une fois par déversoir, revérifié périodiquement |
| geo.api.gouv.fr (INSEE/IGN) | Rattachement commune/mairie, par code INSEE direct | Tous les sites | Vérifié toutes les heures |
Chaque source ci-dessus est documentée avec ses noms de champs exacts, sa licence et ses limites connues dans docs/data-sources-fr.md du projet — y compris les sources recherchées et confirmées absentes (aucun flux national de statut de déversement en temps réel, classification officielle non calculée ici — voir plus bas), pour qu'une fonctionnalité manquante corresponde à un vrai manque de données documenté, pas à un oubli.
Pour chaque site de baignade, les déversoirs à proximité (dans un rayon de 15 km) contribuent chacun une probabilité de déversement en cours, à partir de :
Le score final d'un site est celui de son unique déversoir à proximité qui contribue le plus, pas une combinaison de plusieurs — parce que les déversoirs proches partagent la même pluviométrie locale, ils sont corrélés et non des événements de risque indépendants ; les additionner surestimerait le risque de tout site avec plusieurs déversoirs à proximité, quelles que soient les conditions réelles. La contribution de chaque autre déversoir à proximité reste affichée à titre indicatif, sans être ajoutée au score.
Chaque déversoir a besoin d'une réponse à « combien de pluie faut-il à ce déversoir précis avant qu'il ne déverse réellement ? » — une hypothèse nationale unique sur- ou sous-estime largement les déversoirs réellement plus ou moins sensibles à la pluie que la moyenne. Voici un modèle à trois niveaux, par ordre de priorité :
Contrairement au Royaume-Uni, qui dispose d'un flux national de statut de déversement en temps réel pour une partie de ses opérateurs, aucun flux national équivalent n'existe en France — l'export des déversoirs d'orage est une donnée annuelle statique, pas un statut « en train de déverser maintenant ». Ce module de surcharge par signal en direct existe dans le code (isolé et testable séparément, comme l'exige la conception du projet), mais rien ne l'alimente actuellement pour la France : chaque site est donc scoré uniquement à partir du modèle de pluie et du seuil calibré ci-dessus.
La piste la plus proche d'un signal en direct est le réseau de capteurs physico-chimiques et bactériologiques de MeSeine, exploité par le SIAAP sur la Seine et la Marne en Île-de-France (déployé notamment pour l'héritage baignade des Jeux olympiques de Paris 2024) — mais il mesure la qualité de l'eau, pas le statut de déversement, il est régional (Île-de-France uniquement, pas national), et il n'est pas connecté à ce déploiement. Si une source régionale en direct de ce type était un jour intégrée, elle passerait par ce même module de surcharge sans changement de conception.
Trois scores distincts sont calculés par site. La couleur/le statut d'alerte global d'un site est le plus élevé des risques bactérien et viral — le risque algues est affiché comme une couche à part et n'influence jamais le score combiné ni les alertes.
| Risque | Base | Fiabilité |
|---|---|---|
| 🦠 Bactérien | Décroissance de la pluie (demi-vie 12h) + modèle de probabilité par déversoir calibré ci-dessus. Les bactéries meurent généralement en quelques jours dans l'eau, plus vite en eau salée et au soleil. | Modérée à élevée là où un seuil calibré réel existe ; modérée pour le reste. |
| 🧬 Viral | Même modèle, décroissance plus longue (demi-vie 24h) — les virus ont une enveloppe protectrice et survivent nettement plus longtemps que les bactéries, surtout en eau froide. | Plus faible — ce modèle utilise une demi-vie fixe unique plutôt qu'une courbe de décroissance saisonnière réelle liée à la température de l'eau (aucune donnée française de ce type n'était disponible). |
| 🌿 Algues | Une heuristique séparée : apport de nutriments lié à la pluie × un seuil de température de l'eau (les algues ont besoin à la fois de nutriments et de chaleur). La température de l'eau est estimée à partir de la température de l'air pour les lacs/rivières. | Faible — une heuristique volontairement simple et non calibrée, non validée contre des observations réelles de proliférations d'algues. À traiter comme un indicateur approximatif, pas une prévision. |
Le modèle est conçu pour pondérer la contribution d'un déversoir selon le courant marin réel (via Copernicus Marine / CMEMS) plutôt que la seule distance, pour les sites côtiers et de transition — mais cette intégration n'est pas encore adaptée à la façade française : le produit CMEMS actuellement câblé dans le pipeline couvre la Manche/mer du Nord/mer d'Irlande du build britannique d'origine, pas les côtes françaises. Une façade Atlantique/Manche nécessiterait le produit IBI (IBI_ANALYSISFORECAST_PHY_005_001) et la Méditerranée un produit MEDSEA (MEDSEA_ANALYSISFORECAST_PHY_006_013) — ce changement de produit reste à faire.
En attendant, tous les sites côtiers français sont scorés en décroissance isotrope (à vol d'oiseau), exactement comme les lacs et rivières — aucune pondération directionnelle par courant n'est active actuellement.
Le modèle britannique d'origine relie certains lacs/rivières au réseau hydrographique (via un jeu de données britannique, OS Open Rivers) pour faire décroître la contribution d'un déversoir selon un temps de trajet réel en amont plutôt que la distance à vol d'oiseau. Cette étape n'a pas encore d'équivalent français — aucun graphe de connexions amont/aval n'a été construit pour le réseau hydrographique français (le référentiel Carthage de l'IGN en serait l'équivalent naturel, non encore intégré). Tous les sites de type lac ou rivière sont donc actuellement scorés en décroissance isotrope, comme les sites côtiers.
Chaque site conserve néanmoins son propre type de masse d'eau (lac, rivière, eau côtière, eau de transition), qui détermine la distance caractéristique de décroissance utilisée dans le modèle.
La page de détail de chaque site affiche un résumé passif, toujours visible, des signalements récents des visiteurs (« algues observées », « rien à signaler », etc.) sous forme de puces pondérées par ancienneté — les signalements récents pèsent plus, les plus anciens s'estompent progressivement plutôt que de disparaître brutalement. La soumission se fait dans son propre panneau, accessible via le bouton « ⭐ Signaler l'état de l'eau ».
La page de détail de chaque site affiche en complément un graphique de pluie sur 7 jours/24h et un historique de risque sur 7 jours/30 jours — distincts des couches de carte ci-dessus, propres à ce site.
Les déversoirs se répartissent entre les grands bassins hydrographiques métropolitains et les bassins d'outre-mer — la couverture réelle varie fortement d'un bassin à l'autre.
| Bassin | Déversoirs |
|---|---|
| Rhône-Méditerranée | 1 540 |
| Loire-Bretagne | 992 |
| Rhin-Meuse | 899 |
| Seine-Normandie | 803 |
| Artois-Picardie | 599 |
| Adour-Garonne | 549 |
| Corse | 63 |
| La Réunion | 3 |
| Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte | 0 recensé dans l'export à ce jour |
Pourquoi certains bassins ultramarins n'ont aucun déversoir recensé : l'export national des déversoirs d'orage couvre en principe tous les bassins, DROM inclus, mais très peu de lignes pour l'outre-mer étaient présentes lors de la dernière collecte — à vérifier au prochain cycle de mise à jour du pipeline plutôt qu'à supposer résolu. Les sites de baignade eux-mêmes sont bien recensés dans ces territoires (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte comptent chacun des dizaines à plus d'une centaine de sites) — c'est la donnée de déversoirs qui manque, pas la donnée de sites.
Le détail technique complet (noms de champs exacts, texte de licence, ce qui a été vérifié et confirmé absent) vit dans docs/data-sources-fr.md et les en-têtes des scripts pipeline/01 à pipeline/10.
Tous les modèles présentés ici ne se valent pas — certains s'appuient sur une théorie hydrologique établie ou de vraies données de calibration, d'autres sont des heuristiques volontairement simples construites pour cet outil sans validation externe. Cette section les présente honnêtement, plutôt que d'afficher un score de risque unique et indifférencié.
| Modèle | Base | Fiabilité |
|---|---|---|
| Risque de pollution bactérienne | Décroissance exponentielle de la pluie antérieure (demi-vie 12h) combinée au seuil calibré propre à chaque déversoir — calibration réelle par collapse de pics là où le décompte annuel le permet, heuristique de fréquence ou valeur par défaut pour le reste. | 🟡 Modérée à élevée. La forme de la décroissance est bien établie dans la littérature hydrologique ; la demi-vie exacte est une constante documentée et ajustable, pas calée sur de vraies mesures françaises de concentration bactérienne. Le seuil calibré n'est validé qu'au niveau annuel — aucun jeu de données ici ne date les déversements individuels avec une précision suffisante pour aller plus loin. |
| Risque viral | Même structure que le risque bactérien, avec une demi-vie plus longue (24h) — les virus survivent nettement plus longtemps, surtout en eau froide. | 🟡 Modérée. La relation relative (les virus survivent plus longtemps que les bactéries) est bien documentée ; la demi-vie précise utilisée ici est une estimation raisonnée, pas calibrée sur de vraies mesures virales françaises. |
| Calibration du seuil par déversoir (directe) | Collapse de pics sur l'historique pluviométrique pluriannuel propre au déversoir, N = son propre nombre annuel connu de jours de déversement. | 🟢 Bonne pour le sous-ensemble à décompte élevé, modérée à élevée dans l'ensemble. Utilise de vraies données historiques propres à chaque déversoir, pas une hypothèse — mais le décompte annuel lui-même est le chiffre déclaré dans l'export réglementaire, pas une mesure indépendante. |
| Calibration du seuil par déversoir (empruntée) | Moyenne pondérée par la distance des déversoirs directement calibrés les plus proches, pour les déversoirs sans décompte annuel exploitable. | 🟡 Modérée. Un vrai écart assumé par rapport au modèle danois d'origine (qui emprunte par taille de bassin versant — aucune source française ne porte ce champ) — la distance est un substitut raisonnable mais plus bruité, en particulier pour les déversoirs dont les donneurs les plus proches sont éloignés. |
| Signal de déversement en direct | Aucun flux national en direct n'existe en France actuellement — voir Signal de déversement en direct. | ⚪ Non applicable actuellement. Le module existe dans le code mais n'est alimenté par aucune source pour ce déploiement ; tous les sites reposent sur le modèle de pluie seul. |
| Exclusion par courant côtier | Prévu pour utiliser le vecteur de courant CMEMS à la position du déversoir — non encore adapté aux côtes françaises. | ⚪ Non applicable actuellement. Tous les sites côtiers utilisent la décroissance isotrope en attendant l'intégration d'un produit CMEMS couvrant les eaux françaises — voir Courants côtiers. |
| Décroissance par temps de trajet lac/rivière | Prévu pour utiliser un graphe de connexions hydrographiques réel — non encore construit pour le réseau français. | ⚪ Non applicable actuellement. Tous les sites lac/rivière utilisent la décroissance isotrope — voir Lacs & rivières. |
| Estimation de la température des eaux douces | Sigmoïde piloté par la température de l'air (type Mohseni-Stefan), utilisé pour le risque algues sur les lacs/rivières. | 🟡 Modérée. La forme du modèle est bien connue dans la littérature hydrologique pour cet usage précis ; les paramètres utilisés ici sont génériques, pas calibrés sur de vraies données françaises de température de lacs/rivières. |
| Risque algues | Indicateur d'apport en nutriments (pluie × volume de déversement récent) × un seuil de température de l'eau. N'entre jamais dans le score/la couleur combinés. | 🔴 Faible, explicitement non calibré. Le mécanisme sous-jacent (nutriments + chaleur favorisent les proliférations) est un schéma qualitatif reconnu dans la littérature ; cette formule précise a été construite pour cet outil sans calibration contre de vraies observations de chlorophylle-a ou de cyanobactéries. À traiter comme un indicateur directionnel approximatif, pas une prévision — c'est précisément pour cela qu'il est exclu du score combiné utilisé pour la sécurité. |